Arnaud Launay

vendredi 25 juin 2004

Lecture: Fonds de tiroirs, Léonard 19 et 20

Fonds de tiroir, recueil de divers textes et des derniers chapitres écrits par Douglas Adams, est un ouvrage de 400 pages absolument passionnant. Totalement hétéroclite sur la sélection des discours, conférences et autres articles de magazines choisis, il couvre les passions de DNA, des animaux sauvages en voie d'extinction à la technologie et tout particulièrement à Apple. Sont également inclus des textes décrivant ses rapports à la religion, et ses idées sur la conception d'un "Dieu" -- lecture à déconseiller à tout croyant, d'ailleurs, DNA étant un un athée radical (tout comme moi). Enfin, on peut également lire une compilation du nouvel ouvrage que préparait l'auteur, un nouvel opus de Dirk Gently, intitulé le saumon du doute, oeuvre malheureusement inachevée.

Ce livre est une excellente rétrospective de tout ce qu'a pu écrire Douglas, et tout fan du Guide du routard galactique se devrait d'avoir ce livre, au côté de la biographie écrite par Neil Gaiman. 5/5 pour ce recueil qui se dévore plus qu'il ne se lit.

Léonard 19: Flagrant génie et Léonard 20: Ciel, mon génie ! par De Groot et Turk, constituent mon essai pour compléter peu à peu mes collections de BD, entamées quand j'étais tout petit. Peut-être est-ce dû à la vieillesse qui me guette, mais ces albums ne possèdent plus le charme dont ils disposaient dans les premiers épisodes... Ou du moins dans mes souvenirs. Les gags sont lourds, patauds, et surtout répétitifs. La seule bonne surprise provient en général du titre des planches, basés sur un jeu de mot, et qui permet parfois de savoir à l'avance sur quoi va porter la planche... Ou introduire le lecteur sur une fausse piste complète.

En résumé, deux albums convenables, mais pas indispensables. 3/5 chacun.

dimanche 20 juin 2004

GMail

Il y a déjà un mois, grâce à Blogger, que je dispose d'une adresse mail sur GMail. J'ai dorénavant fourni tous ceux de mes amis qui en voulaient en invitations pour accéder au service, et il m'en reste encore quelques unes. Si ça vous intéresse, n'hésitez pas à demander.

Attention, néanmoins, il semblerait que les termes et conditions ne plaisent pas à tout le monde: Gmail is too creepy, donc jetez-y un oeil avant de vous précipiter. Ceci étant dit, personnellement, le contrat avec Google ne me dérange pas.

vendredi 11 juin 2004

Ray Charles: 1930 - 2004

Ray Charles Obituary

Ray Charles, le légendaire chanteur de jazz, est décédé hier, jeudi, 18h35 GMT, à l'âge de 73 ans, chez lui, à Berverly Hills, des suites d'une complication d'une maladie du foie.

Né le 23 septembre 1930, Il laisse orphelins d'innombrables fans, et nous abandonne de très nombreux titres, comme les classiques Hit the Road, Jack, Georgia on my mind, Let's go get stoned, ou encore le fameux I can't stop loving you.

R.I.P.: Ray Charles, 23 septembre 1930, 10 juin 2004.

Adieu, Ray...

mardi 8 juin 2004

Lecture: Pas de Panique, de Neil Gaiman

Pas de Panique ! - Douglas Adams et le Guide Galactique, par Neil Gaiman, s'est avéré une excellente biographie de Douglas Adams. Retraçant l'histoire du guide du routard galactique, depuis la création de l'idée jusqu'aux derniers développements (le film), que Neil Gaiman raconte avec son style particulier, léger, humoristique, et basé sur de nombreuses interviews et anecdotes, ce livre est un bijou qu'il est difficile de quitter pour ne pas le lire d'un bout à l'autre en une seule fois. Il m'a fallu me forcer pour m'en garder un bout afin qu'il me fasse deux jours... Particulièrement lisible, il ravira tout admirateur de DNA, qui depuis 3 ans se sent orphelin.

Clair, assez concis, très documenté (de nombreux extraits des scripts originaux, des bouts de romans non retenus dans les versions finales, et autres), ce livre est indispensable pour qui veut comprendre ce qui se cache derrière 42, et ce que fait un cheval dans une baignoire. 5/5 pour ce superbe ouvrage.

samedi 5 juin 2004

Paris s'éveille.

5h30. Fin de soirée (très bonne, au demeurant, et j'en profite au passage pour souhaiter à nouveau un excellent anniversaire à Lestat) dans un des apparts parisiens les plus magnifiques qu'il m'ait été donné de voir jusqu'ici... Une hauteur sous plafond de 6 à 8m, à vue de nez, et une bibliothèque en hauteur dans le salon, comme je pensais ne pouvoir en voir que dans les films... Plein les yeux.

Boulevard de Port-Royal, sur le chemin du retour, plein les narines: la mise en place du marché du même nom avec son florilège d'odeurs délicieuses, parfois mélangées, mais toute aisément distinguable une à une... Fraises, melon, agrumes, cerise, oranges, kiwis, pêches, s'entremelent pour donner un parfum des plus enivrants, le mouvement lent et coordonnée des commerçants, mettant tranquillement leurs étals en place, forme une sorte de valse, et la douceur, la fraîcheur et le lever du jour donne un caractère irréaliste à la scène.

Il est 5h, Paris s'éveille.

Le jour se lève. Et je vais me coucher.

vendredi 4 juin 2004

Solitude

Seul. Quel mot de vocabulaire pourrait revenir plus souvent dans une auto-description de mon caractère ?

Toutes les tentatives que j'ai pu, et peux encore faire, pour tenter de me séparer de cet état de fait, se soldent toutes par des échecs. Quoi que je fasse, même entouré par une quinzaine de personnes, je me sens seul. Transparent. Avec ou sans moi, la soirée se déroulerait de la même manière. Je prendrais un livre pour aller lire dans un coin, personne ne s'en rendrait compte. À quoi bon s'évertuer à tenter de forcer le destin ? Je suis un solitaire, un ermite. Au plus profond de mon être, je le sais. Pourquoi, alors, tenter de m'imposer des réunions sociales avec des gens pour qui de toute façon je ne compte pas, à part par pur masochisme ?

Seul
Adjectif, du latin solus. Qui est sans compagnie, isolé. Tout seul: sans aide.

Et pourtant... Parfois, je regrette cruellement la présence d'une tierce personne, qui pourrait se trouver là, tranquillement, assise sur le canapé, à déguster un bon verre d'alcool en écoutant un vieux disque de blues, silencieusement, sans que les mots n'aient besoin de s'exprimer.

Hélas, entre un caractère difficile à tenir de râleur et d'enquiquineur, toujours à la recherche de la perfection, parfois lunatique, heureux un instant, et partant en coup de vent dans la minute qui suit sans raison véritablement particulière -- à part la perte de contrôle de sa vie envers les éléments extérieurs --, il semble difficile de trouver quelqu'un qui pourrait me supporter.

Il semblerait donc que la sociabilité, pour moi, ne soit qu'une vue de l'esprit particulièrement inapplicable. Dois-je pour autant en abandonner toute idéologie impliquant quelqu'élément que ce soit d'une vie privée quelconque pour me concentrer exclusivement sur une vie professionnelle, qui pour autant qu'elle puisse hypothétiquement être une réussite, ne me comblera pas et ne me rendra pas plus heureux pour autant ?

La question reste ouverte et en suspens, et ce n'est pas le classique Blues on the Bayou, de B.B. King, accompagné d'un petit whisky Glenfarclas Dark Oloroso 1991, qui vont m'aider à y voir plus clair. Tout au plus, pourront-ils me permettre de surmonter, une nouvelle fois, une épreuve douloureuse...

Oh, it's so sad what a little time can do
Oh, when you're hanging out with another
Losing a love with you
All those good times we had
Baby, just me and you