Arnaud Launay

lundi 29 novembre 2004

Je recherche...

Quelqu'un pour m'accompagner à un concert de jazz à la mairie du 5ème (place du Panthéon) mercredi soir. Cavalière préférée, j'aime être en bonne compagnie pour écouter de la musique...

mardi 23 novembre 2004

Somewhere beyond the sea

Somewhere beyond the sea
Somewhere waiting for me
My lover stands on golden sands
And watches the ships that go sailing

Somewhere beyond the sea
She's there watching for me
If I could fly like birds on high
Then straight to her arms
I'd go sailing

(Paroles et composition originale de Charles Trenet, reprise par Jack Lawrence, interprétation de Frank Sinatra)

mardi 16 novembre 2004

25 ans

25 ans. Il aura fallu 25 ans, et un "drame" familial pour que mon grand-père commence à me parler. 25 ans, pour en arriver à un point où, en dehors de nos caractères insupportables, et d'un goût immodéré pour la bonne chair et les bons vins, nous aurions quelque chose en commun: un sentiment de solitude, dont j'ai déjà parlé ici-même (voir le texte "de la solitude").

Pourtant, la journée s'annonçait calme, réveil à 10h, rien de prévu de la journée, à part l'emmener à un rendez-vous chez l'ophtalmologue, à 14h -- durant lequel j'en ai profité pour me connecter d'un point wifi, quelque part en ville. Après être rentrés, il a vaqué à ses occupations jusqu'à ce que nous prenions le thé (le 5 o'clock tea est un peu devenu une tradition, ici). Il m'a alors parlé du sentiment de solitude qu'il ressent lorsqu'il rentre, le soir, dans sa maison. Quelque chose, ou plutôt quelqu'un, manque. Ô, combien je le comprends... Combien de fois suis-je moi-même rentré dans mon appartement le soir, après d'innombrables soirées avec des amis, pour me dire en ouvrant la porte, que j'étais finalement seul, totalement ? Personne ne m'attend. Nulle part. Mais comme le dit mon grand-père, j'ai toute la vie devant moi... 55 ans nous séparent, et lui se dit que sa vie est finie -- ce qui, bien sûr, me fait du mal. Il n'a plus d'amis autour de chez lui, et je suis pourtant certain qu'il serait ravi de faire une belotte. Nous en avons parlé -- sa seule réponse a été "je n'ai plus envie de rien". Il m'a pourtant parlé de billard, du voisin qui y joue dans un club au bout de la rue, mais ce diable d'homme est aussi borné que je peux l'être: il sera très difficile de le pousser à aller se faire de nouveaux "amis" au club du 3ème âge qui se trouve à 2 pas. Comment lui reprocher ? Je vais moi-même très difficilement vers les autres... Il m'a percé à jour, d'ailleurs: "tu caches ta timidité sous une sacrée dose de culot".

Comme ils disent à la météo, "phénomène rarissime et de courte durée". C'est à peu près ce que je pense de cette trop courte conversation que nous avons eu, lui et moi, cet après-midi. Un moment où il a exprimé ce qui lui pèse sur le cœur, et où je me suis dit que nous sommes très semblables. Je ne peux malheureusement rien faire, et le savoir me ronge. Je rentre à Paris demain, le cœur lourd, triste et joyeux à la fois, content de rentrer, mécontent de partir et de le laisser dans cet état... Mais j'ai aussi besoin de me retrouver un peu seul. Faire le point. Et également, réfléchir à mon avenir qui dans l'immédiat ne s'annonce pas vraiment rose... J'ai beaucoup de mal à lancer Cusae, et bien évidemment mon état plutôt dépressif de ces dernières semaines rejaillit sur mes relations sociales diverses et variées. Je crains de n'y laisser des amis...

J'ai les idées noires depuis un mois. Amis lecteurs, ne m'en veuillez pas... N'hésitez d'ailleurs pas à râler, sinon je risque fort de continuer. Je préfèrerais vous conter des succès plutôt que des drames, des réussites plutôt que des chutes...

samedi 13 novembre 2004

De la lassitude

Une semaine. 10 jours, même. 10 jours que je suis à Nantes, et je suis las. Au début, tout allait bien, en un sens. Je supportais la maniaquerie de mon grand-père sans trop de difficultés, nous discutions (difficilement, certes, il n'entend plus très bien malgré ses appareils, et ne me comprend pas quand je parle à ma vitesse "normale" -- comprendre rapide, y compris pour mes parents -- mais quand même). Mais les sujets de discussion se sont vites épuisés, et l'inactivité globale qui règne dans cette maison me pèse... De même que le poids des habitudes, et la lenteur globale dont il fait preuve. Je sais qu'il a 80 ans, mais je ne m'y fais pas.

Il me faut aussi digérer la tristesse globale présente dans la maison, et le regard vide et un peu perdu de mon grand-pêre. J'ai l'impression qu'à chaque coin de porte je vais tomber sur ma grand-mère. Je ne suis pas sûr que je m'y ferai... Ma chienne, Éphyra, est décédée il y a un an, en septembre 2003, alors que j'étais sur le bateau avec un couple d'amis, et depuis, à chaque fois que je vais chez mes parents, je la cherche... Dans la même veine, mon autre grand-mère, du côté de mon père, est décédée il y a 4 ans; de temps en temps, j'ai encore l'envie d'aller me faire un scrabble chez elle, avant de me rappeller que ça ne va pas être possible. Refus de la mort ? Ou tout simplement, manque de recul (4 ans, quand même, je devrais avoir intégré...) ?

Combiné au poids du devoir de soutien -- il est resté 55 ans avec la même femme, sans jamais être seul ou presque, et là, d'un seul coup, il se retrouve à nouveau seul... Après s'être marié à 24 ans. Du coup, nous nous inquiétons pour lui. Ce qui est d'autant plus dur que j'ai le même caractère que lui. Nous avons réussi à le mettre en veilleuse pendant environ une semaine, mais nos divergences commencent à s'exprimer. Autant avouer que j'attends mon retour en Ville avec une impatience croissante, tout en m'en voulant: le laisser seul n'est pas ce que j'ai envie de faire, mais rester plus longtemps ne serait pas raisonnable, je ne vois aucun intérêt à me fâcher avec lui. Tant de questions insolubles... Peut-être que le temps aplanira les choses. Ou pas.

mercredi 10 novembre 2004

Vie et mort

  • 2003: 2 mariages
  • 2004: 2 enterrements

Je me demande ce que me réserve 2005...