Arnaud Launay

mardi 28 décembre 2004

Des tarifs bancaires pour les entreprises

Lors de la création d'une entreprise, à partir du moment où celle-ci commence à recevoir le paiement de factures qu'elle aurait pu émettre, ou bien qu'elle doit payer des factures de ses fournisseurs, elle doit se doter d'un compte bancaire; jusqu'ici, tout va bien. Là où le bât blesse, c'est que, contrairement aux comptes des particuliers, les comptes entreprises sont payants... Et chers.

Car non seulement les banques comptent des frais de tenue de compte (c'est vrai, il faut maintenir la ligne dans le système informatique, voyons, c'est extrêmement coûteux !), mais en prime ils facturent également une commission sur les débits (comprendre: dès que de l'argent quitte votre compte, une certaine somme est prélevée -- personnellement, j'appelle ça du racket), et bien entendu tous les services sont payants (CB, accès internet, etc).

Le tableau qui suit est une comparaison effectuée au mois de décembre 2004, et dont les tarifs ont pu changer au moment où vous lisez ces lignes; c'est donc une photographie à un moment précis, et non une généralité.

Le classement du tableau est alphabétique par nom de banque; la couleur rouge indique le tarif le plus élevé, la couleur verte le moins cher.

Banque Frais de tenue de compte (trimestriels) Commission de débit CB (annuel) Accès Internet (mensuel) Virements par Internet (unité)
BNP Paribas 48€ 0,5‰ 54€ 11,50€ Gratuit
Banque Populaire 28€ 0,15‰ 49,50€ 12€ Gratuit
CIC 80€ 0,6‰ 45€ 23€ Gratuit
Crédit Agricole 19€ 2‰ 56,30€ 16€ Gratuit
Crédit Lyonnais 84€ 0,5‰ 34,50€ 10,45€ Gratuit
Crédit du Nord 48,75€ 2‰ 39€ 22,50€ Gratuit
Société Générale 60€ 2‰ 32€ 16€ 0,16€

A noter, d'autres banques ont été également interrogées; Covefi et Fortis ont signalé ne traiter que les particuliers; le CCF m'a déclaré ne pas accepter les entreprises disposant de moins de 3 ans de bilans comptables (ils peuvent toujours rêver pour que j'aille chez eux, c'est vraiment une honte). Certaines intègrent également des pseudo frais de dossiers pour l'ouverture des comptes, usuellement assez élevés, dans les 150€.

D'autre part, la BNP-Paribas m'a fait une offre impossible à refuser: tant que l'entreprise reste de petite taille, avec assez peu d'entrées-sorties, et donc des frais de tenue de compte réels pour eux très bas, ils m'ont proposé un tarif de 17€ mensuels incluant les frais de tenue, l'accès Internet, la carte bleue, et l'absence de commission de débit. Pour le moment, seule cette banque m'a fait cette proposition, largement plus intéressante que toutes les autres.

(Ce post fait suite aux autres concernant ma société, Cusae, qui attend d'ailleurs d'entendre parler des besoins de vos sociétés et de la façon dont elle pourrait y répondre...)

lundi 13 décembre 2004

Lecture: Starship Titanic, de Terry Jones

Starship Titanic, par Terry Jones, sur une idée de Douglas Adams (qui a aussi écrit l'introduction et le jeu vidéo du même nom), est un livre de science-fiction volontairement comiquo-délirant, comme la majorité des œuvres (combinées ou non) de l'auteur, membre fondateur des Monty Pythom, et de celles d'Adams, qu'on ne présente plus en ces lieux. Court roman (190 pages), il se lit tout seul et très rapidement. Vous croiserez entre autres des extraterrestres, des robots, des lapins (une explication aux frayeurs d'Anya dans Buffy, peut-être... Anya serait-elle une blérontienne ?), et même des humains.

Petit ouvrage sans prétention autre qu'accompagner le jeu vidéo, ce livre se lit néanmoins sans difficultés en étant pris seul, l'humour corrosif des Monty Python étant très présent, il ravira les fans de the Holy Grail (Sacré Graal) ou de Life of Brian (la Vie de Brian). 3/5 néanmoins, c'est assez loin d'être un chef-d'œuvre, mais reste une distraction agréable tout de même.

jeudi 2 décembre 2004

Lecture: La nature et les nombres, de Ian Stewart

La nature et les nombres, par Ian Stewart, est un livre généraliste traitant de la Science et de ses derniers développements, et décrit les fondements mathématiques sur lesquels notre monde est basé à partir d'exemples simples. Simple d'appréhension, les concepts les plus compliqués sont désossés et exposés, scientifiquement, mais aussi philosophiquement. Destiné au grand public, cet opus atteint parfaitement sa cible sans perdre le lecteur, et donne envie d'aller plus loin: Ian Stewart réussit parfaitement à communiquer sa passion des mathématiques... Et cette passion est contagieuse.

Citation: « Du temps de Gauss, une seule personne pouvait avoir une assez bonne compréhension de l'ensemble des disciplines mathématiques. À présent, chacune des disciplines classiques de cette science s'est développée en un si vaste domaine qu'un seul esprit ne peut maîtriser ne fût-ce que l'un d'eux; nous vivons à présent une époque de spécialistes. » Ce qui est un des points qui rend la science moins intéressante qu'elle n'a pu l'être à une époque... L'universalité des connaissances des érudits des siècles passés a pris fin vers le milieu du 19ème siècle.

Concis, simple, et néanmoins assez complet pour un tour d'horizon, 5/5 pour cet ouvrage très clair et abordable.