Arnaud Launay

mercredi 16 août 2006

Pensée du jour

glou

(Scotty, dans Star Trek, en train de rétamer un alien au whiskey irlandais...)

(Trouvé dans les posters d'inspiration ST)

jeudi 10 août 2006

Le Jacques Coeur

Déjeuner du mercredi 12 juillet 2006

Toujours dans le cadre de la même mission, de passage à Bourges...

Le Jacques Cœur
3 place Jacques Cœur
18000 Bourges

Afin de tester, je m'étais cette fois-ci basé sur la sélection du guide Michelin pour la sélection du restaurant pour déjeuner. J'ai donc sélectionné un deux fourchettes en centre-ville.

Le restaurant est situé à deux pas du palais du même nom, dans une superbe vieille maison berrichonne. L'entrée se fait par le côté, et la salle principale, haute sous plafond, est décorée de tons chauds, ocres. Les tables sont grandes et bien espacées.

  • amuse bouche:
    • mousse de queue d'écrevisse
  • Entrée:
    • méli mélo de salade, légumes et copeaux de parmesan
  • Plat:
    • bar rôti, purée de légumes verts et coulis de tomates
  • plateau de fromage
  • Dessert:
    • crêpe berrichone
  • café servi sur une tuile en ardoise

Pour accompagner ce repas, étant comme toujours seul et travaillant l'après midi, j'ai pris un verre de bordeaux graves blanc pour accompagner la salade, et un verre de Sancerre pour accompagner le bar.

L'amuse bouche, très léger, pour accompagner la lecture de la carte, est très frais. Sachant que la journée était chaude, et que je venais de faire 20 minutes de marche, il était le bienvenue. La carte est composée de plusieurs menus ainsi que d'une carte; la carte des vins est convenablement fournie, mais pourrait mériter d'être un peu étoffée.

J'ai pris un menu simple, n'étant pas particulièrement d'humeur à passer 2h au restaurant. En entrée, une salade composée, réhaussée de parmesan, passe très bien, mais ne laisse pas un goût indélébile: comme souvent, une salade demeure une salade...

Le bar, en revanche, était rôti de façon parfaite. La peau se décollait toute seule, et se mariait superbement avec la purée légumes verts. Un régal, tout en restant léger ! Compliments au chef, la réussite d'un bar rôti n'est pas de toute simplicité.

Le plateau de fromages, convenablement affiné, conduit tranquillement le repas vers sa conclusion.

En dessert, le choix entre plusieurs mets était proposé; ne connaissant pas, j'ai pris une spécialité de la région, une crêpe berrichonne. Il s'agit d'une crêpe assez épaisse, tartinée de miel et de fruits rouges. Un peu lourde pour conclure ce repas de plein été, mais c'est une erreur de ma part.

Enfin, le café, accompagné de ses mignardises, comportait une surprise: il était servi sur une ardoise, comme les tuiles que l'on voit dans la région. Une excellente idée, et peut-être une petite pointe d'humour de la part du restaurateur ?

Bref, un bon repas, et là encore d'un bon rapport qualité/prix: 33,50€ pour un menu complet, deux verres de vin et un café...

Quelques fausses notes ont cependant pû être notées: le service, partiellement fait par des stagiaires, montre bien que la formation reçue par nos jeunes en hôtellerie n'est pas formellement au point. Que ce soit en terme de suivi, d'amabilité, ou simplement de présentation, des améliorations seraient souhaitables. Néanmoins, je reconnais le besoin de formation -- et ici, les petites erreurs étaient loins de ressembler aux horreurs qu'on peut parfois croiser... Je ne doute pas que d'ici la fin de l'été, la qualité sera présente.

mercredi 9 août 2006

Rhythmbox remarche...

Bon, il y a eu quelques mois durant lesquels Rhythmbox (application pour lire des mp3 sans fioritures superflues) ne fonctionnait plus, à ma grande tristesse... Apparemment, la mise à jour de Gnome sur ma Gentoo a corrigé le tir, en mettant à jour gstreamer pour passer en version 10. Je viens de retenter un rhythmbox 0.9.5, et Ô miracle, il remarche.

Ah, d'autre part, j'ai été ajouté à Planète Larry, un aggrégateur de blogs d'utilisateurs Gentoo, n'hésitez pas à nous rejoindre !

mardi 8 août 2006

La Gloire

Déjeuner du lundi 10 juillet 2006

Une mission m'ayant entraînée du côté de Montargis, il a bien fallu trouver un endroit pour déjeuner...

La Gloire
74 avenue Gal de Gaulle
45200 Montargis

Après une petite ballade qui m'avait emmené du lieu de mon intervention jusqu'en ville, et être passé devant deux ou trois brasseries-bar type boui-boui infâme, je suis arrivé avenue Charles de Gaulle, qui semble être la principale rue de la ville. J'ai vu de l'autre côté de la rue une indication "terrasse", ce qui, par les 28°C qui règnaient, m'a attiré l'oeil. Il s'agissait du restaurant "La Paëlla", malheureusement fermé. Continuant sur ma lancée, et en étant déjà à environ 30 minutes de marche, je passe devant un autre restaurant, en intérieur exclusivement, mais dont le cadre semble aussi assez sympathique. Je me suis arrêté devant la carte, en me disant que ce serait quand même un peu abusif en terme de prix pour un simple déjeuner (mais j'aurais trouvé tout restaurant à plus de 20€ abusif...), néanmoins, les autres n'avaient pas vraiment ma préférence; je me suis donc laissé tenter.

L'entrée est assez étrange, il faut sonner pour que quelqu'un vienne vous ouvrir. Les clubs privés parisiens ne font pas mieux ! Une fois vérifié que le restaurant est bien ouvert le lundi midi, ma charmante hôtesse me fait entrer dans une grande salle, sobre, mais avec goût, et avec un très léger fond musical. Il s'avère que je suis le seul client du restaurant ce midi, et que je le resterai. Elle m'indique donc de prendre la table que je préfère, et j'ai sélectionné une table en coin, avec vue donnant sur la ville: déjeuner seul n'est pas forcément des plus agréables. La table est spacieuse, environ 1m50 de large pour 80cm de profondeur, et est prévue pour deux personnes. Ce n'est pas sur Paris que j'aurais eu autant d'espace...

La carte est claire, aérée, et présente un certain nombre de bonnes choses sur lesquels j'aimerais revenir une autre fois. La carte des vins, quand à elle, est superbe, très complète et présente tous les tarifs; malheureusement, étant seul, j'ai regardé les demi-bouteilles, mais conserver le même vin sur du poisson et du fromage n'ayant jamais été ma tasse de thé, la maîtresse de maison m'a proposé du vin au verre, qui n'était pas à la carte; c'est le genre de geste simple, mais dont beaucoup de restaurateurs devraient s'inspirer, par ces temps de célibat et de lutte anti-alcoolisme au volant.

  • amuse bouche:
    • concombres, terrine maison, oeuf de caille sur mousse de moutarde
  • Entrée:
    • éventail de saumon fumé, farandole de légumes
  • Plat:
    • éventail de magret de canard au boudin noir et pommes golden
  • Fromage:
    • farandole de fromages
  • Desserts:
    • crème brûlée aux fruits rouges
    • farandole de desserts dont nougat maison + coulis fruits rouges
  • café et mignardises

Accompagnés d'un verre de vin blanc de Gascogne, domaine Pelisson pour l'entrée, et d'un verre de vin rouge de Gascogne, domaine Pelisson pour le plat et les fromages.

Après une excellente mise en bouche, l'éventail de saumon est révélateur de l'endroit: le saumon est tendre et sublime, et le délicat mélange avec une dizaine de légumes différents, ainsi que la crème d'aneth, s'avère un accord superbe, cristallisé par le vin blanc.

Par la suite, le mélange sucré/salé du canard, du boudin noir et des pommes (fondantes à souhait) s'avère tout aussi succulent; malheureusement, le vin rouge est beaucoup trop fort pour le mélange, et je l'ai laissé de côté pour de l'eau, afin de ne pas gâcher le plaisir et la finesse du plat. Autant avouer que je n'en ai pas laissé une miette...

Vint ensuite le plateau de fromages, auquel je ne m'attendais pas. Ce n'est d'ailleurs pas un plateau: un chariot complet est apporté, sur lequel sont posés des dizaines de fromages, tous plus affinés les uns que les autres. J'ai pris du Roche, de la Selle, du Fourme d'Aubert ainsi que deux ou trois autres dont je ne me rappelle plus; accompagnés de beurre salé, et de pain délicieux, je me suis là aussi régalé; d'autant plus que le vin rouge passait, là, parfaitement bien.

Je commençais à être repu, mais visiblement, on avait décidé que je ne devais pas m'arrêter en si bon chemin; je pensais que l'on me proposerait un dessert à choisir sur une carte, au lieu de ça, j'ai vu arriver... Un autre chariot ! De nombreux desserts, gâteaux, crèmes, se trouvaient là... Et, bien entendu, la phrase que je ne pensais pas entendre un jour pour des desserts: "Voilà les desserts. Comme pour les fromages, choisissez ce qui vous plaît." Si j'avais su, j'aurais pris moins de fromage ! J'ai donc pris plusieurs gâteau, et également une part de nougat maison, accompagné d'un coulis de fruits rouges. J'aurais bien passé mon après-midi à goûter l'intégralité de ces desserts... Un seul regret: je n'ai pas pris de vin blanc liquoreux pour accompagner, la raison l'ayant emporté: je devais travailler l'après-midi.

Totalement repu, heureux, ravi d'avoir fait un excellent repas, j'ai commandé un café, qui bien entendu est arrivé avec une petite assiette de mignardises, qui auraient aisément pu remplacer le dessert. J'ai enfin demandé l'addition, avant de partir. Total: 51€... Un excellent rapport qualité-prix !

Histoire de ne pas dénoter de mon caractère irascible, on va quand même essayer de trouver quelques fausses notes:

  • Perso
    • du coulis sur la nappe... J'ai honte !
  • Resto
    • il faut bien en trouver une, on va dire l'absence de verre d'eau avec le café. j'avais fini une carafe d'eau fraîche qui n'avait pas été remplacée, et j'aime un verre d'eau avec mon café. A noter néanmoins, je n'ai pas réclamé.