Arnaud Launay

dimanche 5 août 2007

Cigare du matin...

... Chagrin.

(Ramon Allones Specially Selected)

vendredi 6 octobre 2006

Enfin une bonne nouvelle

Le secret de la longévité à Cuba: beaucoup de café, des cigares et du sexe.

(Dépêche AFP)

lundi 3 avril 2006

Lecture: La Grande Histoire du Cigare

La Grande Histoire du Cigare, par Bernard Le Roy et Maurice Szafran, paru aux éditions Flammarion, est un bel ouvrage richement illustré, et très complet. Tout d'abord paru en 1989, il a fait l'objet d'une réédition et d'une mise à jour en 2000; on peut néanmoins déceler quelques décalages entre les commentaires et ce qu'on peut trouver de nos jours en civettes, principalement sur les différents modules et marques de cigares. D'après le livre, la marque Ramon Allones serait quasiment inconnu en France, alors que c'est une de mes marques favorites, notamment les Specially Selected et les Small Club.

Organisé, comme on pourrait s'y attendre, de façon chronologique, cet ouvrage couvre tout d'abord l'histoire du cigare au travers des âges et des époques, depuis la découverte des indiens qui fumaient du tabac et des herbes par Christophe Colomb en 1492, jusqu'à la création à Cuba des Cohiba par Fidel Castro. Il présente ensuite toutes les étapes de fabrication des cigares, de la culture du tabac à la mise en boîte, prêtes pour l'expédition dans le monde. Un court chapitre sur la façon de conserver et de fumer les cigares est également abordé, ainsi qu'une description des "grands" du cigare. L'ouvrage se conclue par une présentation des cigares du terroir dominicain, tels que conçus par les maisons Dunhill ou Davidhoff, de quelques autres terroirs, et enfin présente une courte sélection de quelques cigares.

Principalement intéressant pour sa description des étapes ayant permis la création des cigares tels que nous les connaissons, et tels qu'ils sont de nos jours plus ou moins socialement acceptés (le mythe du grand capitaliste et de son cigare a malheureusement la vie dure), cet ouvrage présente un rapport qualité/prix rarement atteint, au vu de l'iconographie très complète qu'il présente, et de la beauté et du plaisir que l'on peut ressentir en lisant un livre en papier glacé. C'est donc un excellent ouvrage généraliste, à destination de tous les curieux sur le sujet des bâtons de fumée... 5/5 pour cet excellent volume.

vendredi 17 mars 2006

Lecture: L'abécédaire du cigare, par Eric Deschodt

L'abécédaire du cigare, par Éric Deschodt, est un petit bouquin de 120 pages, organisé autour d'une courte introduction effleurant la majeure partie des concepts détaillés dans le corps de l'ouvrage, consistant de mots-clefs classés alphabétiquement. Tout ce qui touche au cigare, de l'histoire aux terroirs (Cuba, Saint-Domingue, etc.), est abordé.

Bref, un petit ouvrage très pratique pour rechercher la réponse à des questions simples (par exemple, quelle partie du cigare est appellée le pied), n'ayant pas la prétention de présenter toutes les manufactures ni tous les modules, mais bien de rester sur le sujet générique du cigare et de ce qui gravite autour de lui, et réussissant très bien, par sa simplicité, à retenir le lecteur. À utiliser comme référence rapide, il mérite un bon 4/5.

dimanche 20 février 2005

Restaurant: l'Atelier Berger

49, rue Berger
75001 Paris

Table pour 3 un samedi soir.

Arrivée vers 20h30, accueil plus qu'agréable (dieu, qu'elle est jolie, cette superbe jeune brune qui m'a accueilli !), vérification de la table (mes parents, et surtout ma mère, étant particulièrement non fumeurs, j'ai préféré vérifier qu'il n'y avait pas de pompiers du papierkipue à côté), et salut à Jean Christiensen, le chef, qui m'a proposé un Mojito quand je suis redescendu au salon pour attendre mes parents. Ils sont arrivés quelques minutes après... Et là, c'est le drame: moi qui avait allumé mon Ramon Allones pour prendre l'apéritif tranquillement, j'ai été obligé de l'éteindre (enfin, de le laisser s'éteindre), sinon, ça aurait été la guerre. Bref.

Ma mère a pris un bourbon (servi avec des glaçons, ce qui l'a fait hurler -- oui, c'est une casse-couilles), et mon père une coupe de champagne. Discussion tranquille au salon jusqu'à 21h, 21h30, puis nous sommes montés. Le service a eu un peu de mal à se mettre en place -- nous avons eu les cartes immédiatement, mais il a fallu une bonne demi-heure pour que Jean vienne prendre notre commande -- et nous apporte la carte des vins. Une table de 6 personnes à côté était très bruyante (ces gens n'ont aucune politesse, ils auraient été seuls dans le restaurant, ils se seraient comportés de la même façon), assez désagréable pour s'entendre à trois. De plus, la table n2 où nous étions étant à proximité de la machine à addition, vers la fin du repas nous avons eu droit au bruit de l'imprimante, assez désagréable. J'ai l'impression qu'à part le salon privé, il doit être difficile de se trouver à un endroit assez calme à l'Atelier le samedi soir...

Nous avons pris 3 menus dégustation autour de la cuisine, et j'ai laissé Jean choisir le vin -- ma mère (encore elle) ne voulant pas de vin blanc, nous nous sommes retrouvés avec un petit Bordeaux. Elle l'a trouvé plutôt léger, ce qui lui convenait assez bien; personnellement, je l'ai trouvé un peu fade, plutôt jeune, un peu vert, et un brin râpeux. Mais bon: mon père conduisait et ma mère boit très peu, donc pas vraiment le choix, sauf erreur je n'ai pas vu de vin au verre.

Donc bon, fausses notes au niveau du niveau sonore la première heure, et sur le vin, mais la cuisine a été excellente:

  • tapenade d'olives noires et fromage de chèvre sur toast
  • terrine de cochon en pot au feu effilochée incluant une terrine de foie gras, et sa confiture (oignon ? figue ? ou coing ?)
  • girolles à la crème de chou-fleur
  • crème d'artichaut avec des morceaux de foie gras
  • dos de mulet grillé et sa purée de pommes de terre
  • côte d'agneau sur tranche de pain
  • moelleux au chocolat, fruits, poire caramélisée et sorbet

Ah, et ma mère m'a dit d'ajouter que le pain était excellent. Comme l'intégralité du repas, d'ailleurs.

Total: 243E pour 3 personnes, dont une bouteille à 44€ qui à mon avis ne les mérite pas. Un excellent repas, une cuisine inventive et superbe, malheureusement quelque peu gâchée par le niveau sonore. Un excellent restaurant, mais à faire soit à une dizaine de personnes afin de pouvoir utiliser le salon privé, soit à tenter entre le dimanche et le mercredi, afin d'éviter tous les crétins du week-end.

L'Atelier Berger: 49, rue Berger, 75001 Paris